Le marquage Bicycode est un système d’identification unique des vélos, destiné à lutter contre le vol et à faciliter la restitution en cas de récupération par les forces de l’ordre. Chaque numéro Bicycode, gravé sur le cadre du vélo, est associé à une base de données accessible aux propriétaires et aux autorités.
L’idée est simple : rendre le vol moins attractif, en contrôlant la traçabilité et l’origine légale du vélo à la revente ou lors de contrôles.
Depuis le 1er janvier 2021, le marquage des vélos neufs vendus par des professionnels est obligatoire en France ( source : Service Public ). Cette obligation s’étend également depuis le 1er juillet 2021 aux vélos d’occasion vendus par des professionnels. Voici les points clés à retenir :
Les vélos déjà possédés avant 2021 ne sont pas concernés par une obligation rétroactive, mais peuvent être volontairement marqués dans un but préventif.
Le marquage Bicycode se réalise exclusivement auprès d’opérateurs agréés par l’État ou d’ateliers ayant passé une convention avec la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette). La prestation est généralement facturée entre 10 et 15 € (tarif constaté en 2024).
Les magasins spécialisés, certaines associations et même parfois les collectivités (villes, agglomérations) proposent régulièrement des sessions de marquage gratuites ou à prix réduit.
Le vol de vélos est un frein majeur au développement de la mobilité cyclable en milieu urbain. Selon une enquête menée par la FUB en 2022, 49 % des usagers ont déjà été victimes d’un vol ou d’une tentative de vol en France. Avec seulement 8 vélos sur 100 retrouvés en Europe, la France a voulu accélérer la sécurisation du parc cyclable afin de renforcer la confiance dans ce mode de déplacement.
Le marquage présente plusieurs avantages :
Le Bicycode reste aujourd’hui le leader, initié et géré par la FUB. Il a été reconnu officiellement par l’État comme opérateur de référence suite à la création de la base nationale APIC en 2021. D’autres systèmes existent (Recobike, Paravol, Auvray Identicode…), mais ils doivent impérativement être agréés pour respecter la législation.
À ce jour, il existe plus d’une dizaine d’opérateurs agréés, dont la liste est régulièrement tenue à jour sur le site officiel du APIC et sur celui de la FUB.
La généralisation du marquage en France commence à porter ses fruits. D’après un bilan publié par la FUB en fin 2023, la base APIC recensait plus de 2,7 millions de vélos marqués, contre 350 000 en 2019, soit près d’un vélo vendu sur deux (source : 20 Minutes).
Le taux de restitution commence à augmenter : les forces de l’ordre signalent près de 15 % de chances supplémentaires de récupérer son vélo lorsqu’il est marqué (constat FUB, 2023).
La dynamique s’accélère, soutenue par l’objectif du gouvernement d’atteindre 9 % de part modale du vélo d’ici 2024 (Plan Vélo Gouvernement, 2023).
Le marquage n’est certes pas la panacée contre tous les vols, mais il renforce significativement la sécurité et la traçabilité. Il s’inscrit comme un maillon essentiel d’une nouvelle culture vélo, où chaque acteur — cycliste, professionnel et force publique — contribue à rendre le vélo plus sûr en ville.
Déjà expérimenté en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, le marquage des vélos connaît un développement rapide en Europe. En France, la réflexion avance également sur la possibilité de généraliser le marquage obligatoire à tous les vélos — y compris déjà en circulation — dans un futur proche, pour maximiser l’efficacité de la lutte contre le vol.
Les prochaines étapes ? Un marquage universel, harmonisé à l’échelle du continent, pourrait permettre d’atteindre une mobilité cyclable véritablement sereine et durable. D’ici là, investir 10 € dans le marquage de son vélo reste, en 2024, un geste simple et pertinent pour rouler plus tranquille en ville.