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Partir à la découverte de l'Écosse avec son sac à dos et son vélo, Thomas nous raconte !

Posté le: Jan 14, 2020 | Auteur: Solaine BLONSKI

Dans cette interview, Thomas Jacobs 22 ans, revient pour nous sur son aventure à la découverte de l’Ecosse, seul avec son ami, leurs sacs à dos et leurs vélos !
Il partage également de superbes clichés et deux vidéos retraçant cette incroyable aventure. Un échange immersif où Thomas nous délivre son expérience pour partir à la découverte du monde...en vélo.

Partir à la découverte de l'Écosse avec son sac à dos et son vélo, Thomas nous raconte !

- Comment t’es venu l’idée de ce voyage à vélo en Écosse ?

Thomas Jacobs : Lorsque je vivais à Bruxelles, j’avais un colocataire : Nils. Comme moi, il aimait bien voyager à vélo. Nous n’avions jamais fait de voyage ensemble et ne prévoyions rien non plus... Et un jour comme un autre, nous étions tranquillement installés dans la cuisine après avoir mangé et de nulle part il m’a dit : « Ça te dirait d’aller en Écosse ? ». Prenant cette question à la rigolade, j’ai dit oui. Le lendemain nous avons acheté des billets d’avion. Finalement, ça m’a fait rater une semaine de cours. (rires)

- Y a-t-il quelque chose qui t’ai donné cette envie de partir à vélo ?

- Non, pas spécialement. Depuis tout petit j’aime faire du vélo et au lycée je me suis fait des amis qui voulaient faire un trajet de 350 km en Espagne. C’est là que tout a commencé. Et maintenant, je fais au moins un voyage à vélo par an, quand l’opportunité se présente.
Mon colocataire, lui, est fortement inspiré par Iohan Gueorguiev, un Bulgare de 30 ans qui pousse son vélo à travers le monde et raconte ses aventures sur Youtube.

- Pourquoi cette destination ?

- Mon colocataire est particulièrement attiré par les pays du nord. En 2016, il était parti seul en Irlande et en Islande. En mars 2017, nous avons donc fait ensemble le tour de l’Écosse pour continuer sur cette lancé ! En plus, le camping est légal et largement toléré PARTOUT tant que tu ne laisses pas de déchets derrière toi. On peut même faire du feu dans la nature, c’est totalement permis, donc nous en avons profité quasiment tous les soirs.

- Combien de temps êtes-vous partis ? Etait-ce trop long, trop court ?

- Nous sommes partis deux semaines. J’ai l’impression que c'est toujours trop long au début et une fois l’aventure finis, je me suis dit que c’était trop court. En réalité, deux semaines c’est juste le temps de s’habituer à vivre au jour le jour, d’en profiter juste assez, puis de repartir.

- Était-ce ton premier voyage de ce type ?

Ce n’était pas mon premier voyage en vélo mais c’était la première fois où je faisais du camping sauvage. La première nuit, il y a eu une grosse tempête et la tente bougeait dans tout les sens, ça faisait un peu peur, mais j’ai adoré !

- Quel était votre équipement de base ?

- Il faut trois choses de base :

Pour la cuisine : De la nourriture (consistante et la plus compacte possible), quelques épices, de quoi cuire/chauffer les ingrédients et une gamelle et des couverts.

Pour l’hôtel 5 étoiles : Une tente pour deux, un sac de couchage et un liner (c’est comme un sac de couchage, en plus fin, à mettre dans son sac de couchage pour avoir plus chaud), un matelas coussin et une lampe de poche.

Pour le dressing : Quelques vêtements dont deux caleçons, deux paires de chaussettes, un short (je suis parti deux semaines en Écosse avec juste un short...très mauvaise décision), un t-shirt, une chemise, un base layer, une polaire, un gilet, une veste imperméable, une casquette et une paire de chaussures pour le soir (étant donné que nous roulions avec des chaussures avec des cales, c’est agréable de pouvoir changer de chaussures avant de préparer la tente, le feu, et le repas).

Crédit photo : Thomas Jacobs.

- Comment se déroulait une journée type ?

- On se réveillait tranquillement dans la tente et en fonction du temps, on prenait notre petit déjeuner à l’extérieur ou dans le sac de couchage. Plus ou moins réveillés, il faut alors s’habiller chaudement, ranger toutes ses affaires en pensant à ce qui pourrait être utile pendant la journée et lever le camp. Puis on commence à rouler.

Nils et moi, on est très facile à vivre, on se met vite d’accord sur les moments de pause, les repas etc. Généralement, on prenait une petite pause en milieu de matinée et ensuite une plus longue à midi pour prendre un repas consistant. Si on passe par un village, on s’arrête dans un magasin pour acheter à manger et sinon on s’assoit où on peut pour préparer notre nourriture (souvent du riz ou des pâtes avec une sauce et aussi beaucoup de sucreries).

Un détail très important aussi, c’est de recharger tous nos appareils électroniques (téléphones, MP3, caméra, haut-parleur, etc). Tout cela se fait l’après midi quand la fatigue commence à se sentir.

Le mieux c’est de trouver un spot pour camper avant la tombée de la nuit, mais ce n’est pas toujours possible. Une fois installés, on prépare un repas plutôt lourd pour ne pas avoir froid la nuit, puis on boit un petit verre de whisky pur, tout en regardant la carte pour prévoir ce que le lendemain réserve.

Pour faire court, pendant ce genre de voyage, il y a trois choses à faire : se déplacer, manger et dormir. C’est impossible d’abandonner, même quand tu n’as pas la force ou le courage, il y a un instinct qui te pousse toujours. Je trouve cela génial parce que j’ai tendance à devenir malheureux sans raison, et je n’ai jamais connu cela dans la nature puisque la vie se réduit à quelque chose de beaucoup plus simple et pur.

 

- Quels lieux avez-vous visités ?

Nous avons parcouru environ 900 km pendant ce voyage. Nous sommes arrivés à Edimbourg en avion puis on s’est dirigés vers l’ouest jusqu’à l’île de Skye puis de nouveau jusqu’à Edimbourg. Je dois avouer que je me rappelle assez mal du nom des endroits que j’ai visités... Mais les paysages sont gravés dans ma rétine et sur mes négatifs ! Pour moi, le Parc National des Cairngorms est incontournable tout comme le Loch Lommond (le Loch Ness est bien plus populaire mais loin d’être aussi beau).

 

- Quel est le lieu qui t’a le plus marqué ?

L’île de Skye m’a énormément marqué avec cette lumière si unique qui change constamment, c’est magnifique. Une autre chose que j’ai adoré ce sont les bothies écossais. Ce sont des anciennes constructions en pierre qui aujourd’hui servent de refuges. Il y a une association qui s’occupe de l’entretien de ces endroits et nous avons eu l’immense chance d’en rencontrer les membres lors de leur réunion annuelle. Ils nous ont gentiment invité a passé la nuit avec eux pour boire du whisky et discuter près d’un feu.

 

Crédit photo : Thomas Jacobs.

 

- Quel a été le moment le plus décourageant ?

- Un soir, ne trouvant aucun spot pour camper, nous nous sommes installé de manière furtive dans un camping payant. Le lendemain nous sommes partis vers 6h du matin, avant que le gérant n’arrive. Nous n’avions pas le temps de prendre un petit déjeuner et il faisait encore nuit mais nous étions très excités pour cette journée : c'était notre premier jour sur la west Highland Way et nous avions prévu une randonnée le long du Loch Lomond (qui généralement se fait à pied).

On n’imaginait pas ce qui nous attendait. Les sentiers étaient impraticables, avec des gros rochers et des racines glissantes qui pouvaient nous éjecter dans l’eau, 5 mètres plus bas. Bien sûr, nous avons fait l’entièreté du trajet à pied : Nils devait avancer avec ses bagages en main puis revenir en arrière pour pousser son vélo, l’ensemble étant trop large pour le petit sentier. Tout cela sous la pluie, sans repas, soit 6h30 pour faire 10 kilomètres ! Un des plus grands désespoirs de ma vie, mais peut être pas le pire de ce voyage.

Vers midi nous sommes enfin arrivés au refuge. J’étais malade, trempé, épuisé... Je n’avais pas d’autre chose à porter que le short de cette journée et même mon sac de couchage était mouillé... Un aimable randonneur m’avait alors donné un pantalon qu’il avait en trop, je lui en suis tellement reconnaissant encore aujourd’hui. Dans le refuge, il y avait une cheminée et plusieurs scies mais peu de bois. Nous avons allumé un feu et coupé un arbre mort pour les prochains randonneurs. À ce moment là, j’ai appris que le bois nous réchauffe trois fois : lorsqu’il est coupé, déplacé et enfin brûlé. Ce jour-là, je me suis tellement approché du feu que la visière de ma casquette a fondu ! Tout ceci était très éprouvant physiquement et mentalement mais ça reste un des meilleurs souvenirs de ma vie !

Ce refuge, c’est le Rowchoish bothy et d’ailleurs, on peut le voir dans Under the skin avec Scarlett Johansson.

- Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui souhaitent vivre une telle aventure ?

Je dirais part et tu verras bien. Je n’ai jamais vraiment organisé mes voyages, à part pour la liste du matériel à emporter (je dirais même que c’est la seule chose importante !). Tu feras ton expérience au fur et à mesure.

- Vous avez réalisé une vidéo, vous désiriez garder une trace de ce voyage ?

Mon colocataire a utilisé sa caméra vidéo presque tous les jours, il a posté une vidéo en deux parties sur Youtube.

Pour voyager avec eux, voici les liens de leurs vidéos : Cycle Scotland - 2017 - Part 1 et Cycle Scotland - 2017 - Part 2.

- Depuis l’Écosse, tu as visité d’autres endroits ?

Depuis ce voyage, j’ai fait en 2018 Dijon- Mougins, soit 800 km en 6 jours. C’est ma plus belle performance. En 2019, je suis parti pendant 1 mois dans les Andes (Bolivie et Pérou).

- Si tu devais résumer cette expérience en un mot ? 

 - Whisky.




Nous tenions sincèrement à remercier Thomas Jacobs d’avoir partagé son aventure avec nous.

Si cette interview vous a plu faites-le nous savoir !

 

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