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Faites de votre week-end chez Papy et Mamie une microaventure

Jour 1   Il est 8h27, le train partant de Paris Montparnasse vient de démarrer avec nous dedans. Nous ? Jo et moi,...
le Jan 4, 2019 | par Dinah Lietmann

Faites de votre week-end chez Papy et Mamie une microaventure

Posté le: Jan 4, 2019 | Auteur: Dinah Lietmann

Jour 1

 

Il est 8h27, le train partant de Paris Montparnasse vient de démarrer avec nous dedans. Nous ? Jo et moi, frère et sœur inséparables, ayant respectivement 24 et 22 ans, se dirigeant déterminés, chez Papy et Mamoune à Cause-de-Clérans (ville de Dordogne dans le Périgord rouge).

Faites de votre week-end chez Papy et Mamie une microaventure

On s’est préparés pour 3 jours là-bas. 3 jours sans internet, sans télé, sans réseaux et sans micro-onde. On a donc regardé tout ce qu’on pourrait faire pendant 3 jours pour s’occuper. On a préparé nos sacs à dos, avec le strict nécessaire bien entendu :

« Fais pas ta princesse et laisse tes talons ici » dixit celui qui emmène tout son nécessaire pour prendre soin de sa barbe…

Dans nos sacs, l’essentiel : des running, des tongs, des maillots de bain, de quoi se changer, une gourde chacun, 2 livres (au cas où il fait moche), des chargeurs de téléphones (on peut garder espoir…). 5H de train nous attendent, donc on a aussi fait le plein de nourriture : sandwichs, chips et pims à l’orange. Il est midi, Jo ouvre l’alu qui recouvre son sandwich thon œuf dur et embaume tout le wagon. Je l’accompagne avec mon sandwich au salami. Il nous faut maintenant survivre à l’envie de meurtre des autres passagers, l’aventure commence plus tôt que prévu.

13H29 on arrive enfin à Bergerac, Papy nous attends près de la Twingo, le premier à la voiture s’assoit devant. Il avait raison, je n’aurais pas dû mettre mes talons…

14H, on arrive à Cause-de-Clérans. Mamoune nous attend avec une tarte aux pommes, pas facile à manger avec une boite de pims dans l’estomac. Pourquoi on ne lui dit pas non ? Vous avez déjà essayé de refuser de manger un plat de votre grand-mère ?

On passe le reste de la journée à s’habituer à la chaleur. Le soir c’est fête au village, on goûte aux plats du terroir et à l’ambiance de la campagne, je ne sais pas ce qu’on nous a servis mais ça sent bon. Je demande quand même à ma Mamoune : « tu ne veux pas savoir ... »

 

Jour 2

 

Le réveil est dur, il fait chaud et le calme règne sur tout le village… On n’est pas habitué, c’est étrange mais pas désagréable. C’est même plutôt relaxant de pas entendre les klaxons et autres bruits de la ville… Cette quiétude est intérrompue par les râleries de Mamoune. Elle appelle chouchou (aka Papy) : les chevreuils ont saccagé son potager et mangés ses salades. Papy (la force tranquille) rouspète en Allemand, c’est déjà la troisième fois en 1 mois. N’ayant encore jamais eu la chance de voir un chevreuil en vrai, on se dit qu’on fera le guet cette nuit. On s’imagine tel Bear Grills dans Man VS Wild avec nos gamelles, emmitouflés dans les duvets et installés dans les chaises longues à guetter l’animal qui cause tant de désagrément à ce petit village de 356 habitants.

MAIS, avant ça, il n’est encore que 9H on a donc toute une journée devant nous pour laisser notre côté aventurier s’exprimer.

Ces « coins perdu » regorgent toujours d’activités en plein air. Après une rapide petite enquête auprès des villageois, on opte pour une virée sportive au lac de Pombonne.

On demande à Papy de venir avec nous (vu qu’on a pas le permis, ça joint l’utile à l’agréable). Sauf qu’il est malin chouchou : « Non, vous prenez les vélos et vous vous débrouillez ». Qu’à cela ne tienne, nos envies d’aventures n’en demandaient pas tant.

Pour cette expédition il faut être préparé. On remplit nos sacs à dos : à boire, des gâteaux, des serviettes, les maillots, une carte pour se repérer vu qu’y a toujours pas de réseaux et des sous pour manger à la « baraque à frites ». Tongs aux pieds, c’est parti pour un peu de vélo jusqu’au Lac. Après 1h on arrive enfin là-bas, on ne s’est pas perdu malgré notre incapacité à lire la carte mais on a mal aux pieds. La prochaine fois on y va avec les running, tant pis si on a chaud. Bronzette, repas, baignade, on sort de l’eau en courant parce qu’une plante du lac nous a touché les pieds (ils sont beaux les aventuriers). Après s’être remis de nos émotions, on repart pour arriver à temps pour les pâtes bolo traditionnelles. Elles nous mettront d’aplomb après tous ces efforts et nous donneront de l’énergie (il y a toujours un chevreuil à débusquer cette nuit)...

 

Jour 3

 

Deuxième réveil au village, dans le jardin de Papy et Mamoune. Résultat de notre surveillance : on s’est endormi direct donc on n’a pas vu les chevreuils et on s’est fait dévorer par les moustiques (nota bene : prendre de l’antimoustique dans votre sac si vous dormez à la belle étoile).

Un petit déj copieux et on se plonge dans le guide du routard de Mamoune pour trouver l’activité du jour. On jette notre dévolu sur Limeuil qui, d’après le guide, fait parti des plus beaux villages de France. Heureusement qu’elle garde toujours ces petits bouquin… Pour notre prochaine aventure on en achètera un !

Papy et Mamoune n’ont pas envie de venir car « Limeuil c’est en hauteur et il fait beaucoup trop chaud ». On ne va pas pour autant abandonner l’idée. Jo me propose d’y aller à pied (grand malade qu’il est), c’est à 3H de marche minimum, c’est mort. Je suis courageuse mais pas téméraire surtout qu’il y a le retour après. On reprend les vélos. Cette fois on ne fait pas la même erreur que la veille, on pense aux runnings. Très important aussi, on oublie pas les gourdes avec eau fraiche dans le sac, 2 sandwichs chacun et des sous pour une glace au goûter. On a pris un sac à dos pour deux, notre fidèle rolltop car on peut ajuster son volume en fonction de la quantité d’objets rangés dedans. Pour ajuster la quantité, il suffit de rouler ou dérouler le haut du sac. En plus il est imperméable, petit plus non négligeable s’il se met à pleuvoir. On met notre casquette pour ne pas chopper d’insolation et c’est parti pour 1H30 de vélos jusque Limeuil. Arrivés là-bas, la balade commence par une visite chez le souffleur de verre, on achète des souvenirs dans sa boutique mais on aurait mieux fait d’attendre la fin de la balade, le sac est lourd. Heureusement Jo est un grand frère au top qui prend le sac sur son dos pour le reste de la balade (mais s’appuie sur moi pour marcher le reste de la journée). Au retour, on fait quelques pauses sur le trajet. On s’échange le sac de temps en temps pour se soulager le dos (c’est qu’on en a acheté des choses !). La prochaine fois, on prendra les deux sacs à dos. Peu importe si « y a de la place », une répartition du poids est toujours nécessaire !

 

 

Jour 4

 

Dernier réveil à Cause-de-Clérans. Le silence, le paysage, la population principalement composé de bétails, quel pied, on se croiraient plongés dans un western…. Malheureusement, on ne peut pas s’attarder, aujourd’hui, c’est le grand retour…

10H24 départ de la gare de Bergerac pour Paris, des anecdotes plein la tête et des souvenirs plein les sacs à dos. Midi, on découvre ce que Mamoune nous a préparé, une tarte à la tomate, ail, comté et basilic. Le reste du wagon veut notre mort, encore une fois.

Bilan du voyage, 80par personnes dépensés, des courbatures, et la fierté d’avoir réussi à transformé ce week-end barbant en un périple palpitant. Pour une première micro-aventure, on s’en est bien tiré. La prochaine fois, on sera encore mieux préparé : on supprimera talons et soin de barbe, et on aura toujours un petit guide à nos côtés.

15H30 on retrouve la Mama, on lui raconte nos exploits et notamment comment on a survécu coupés de notre cher internet (surtout moi car Jo s’en fiche). Quelle a fait du bien cette détox du numérique et de la cuisine rapide. La prochaine fois on emmènera Maman et la petite sœur, on ira dans le nord… ou bien la creuse, la bretagne ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

 

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